Paysage et aménagements extérieurs
Cours d’école végétalisées, parvis d’équipements publics, espaces résidentiels, places et jardins : nous concevons des aménagements paysagers durables, en associant étroitement ingénierie VRD et conception paysagère pour concilier biodiversité, gestion de l’eau et qualité d’usage
Architecte : Archistudio
Architectes : Dangas & Laurence et Dolmen architectes
Notre expertise pluridisciplinaire
Le paysage ne se résume pas à la végétalisation : c’est une discipline de conception qui conditionne l’usage des espaces extérieurs, la gestion des eaux pluviales, la biodiversité et le confort climatique. Cour d’école végétalisée, parvis public désimperméabilisé, espace résidentiel en pleine terre : chaque programme a ses contraintes.
Il associe étroitement conception paysagère et ingénierie VRD : noues, revêtements drainants, fosses de plantation et pentes d’évacuation s’arbitrent entre contraintes hydrauliques (Loi sur l’Eau), désimperméabilisation et végétalisation. Les palettes végétales sont adaptées au climat local et à l’entretien, pour un projet vivant dans la durée.
La coordination avec les autres disciplines (structure, génie climatique, électricité, économie) intervient dès l’esquisse, surtout en dalle ou en site contraint, où les emprises de pleine terre conditionnent le parti paysager.
Architecte : Tetraktys Atelier
Acteur engagé de l’ingénierie
Chaque projet façonne durablement son environnement.
Nous portons cette responsabilité au cœur de nos choix techniques : chercher la solution la plus sobre, refuser la facilité, interroger chaque hypothèse de conception.
La décarbonation ne se décrète pas : elle se construit, chaque jour, sur chaque projet.
À la pointe de la technologie
Les études paysagères mobilisent une suite d’outils de conception et de coordination. AutoCAD et Covadis dessinent les plans d’aménagement, le calage altimétrique et les profils en long, en cohérence avec le VRD. Revit assure la coordination BIM et détecte les conflits entre réseaux enterrés, fosses de plantation et ouvrages d’eaux pluviales.
Pour la représentation, Lumion et Twinmotion produisent des rendus réalistes où le maître d’ouvrage se projette dans le projet fini, Photoshop traite insertions et coupes illustrées. Ces rendus valident ambiances, proportions et vues depuis les espaces habités ; ils ne décorent pas un dossier.
Les données alimentent les CCTP et DPGF des lots paysage et VRD : palettes végétales adaptées au climat local, substrats, arrosage, revêtements de sol. Concevoir plutôt qu’illustrer, coordonner plutôt que décorer : c’est ce qui distingue un aménagement durable d’un projet qui se dégrade dès la première année.
Une ingénierie concrète et utile au service de l’éducation la santé l’immobilier tertiaire l’industrie l’agroalimentaire la pratique sportive l’habitat la culture et du patrimoine projets publics la restauration collective
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Vos questions
Retrouvez ici les réponses aux questions les plus fréquentes pour mieux comprendre nos expertises, notre accompagnement et la manière dont nous abordons chaque projet.
La coordination paysage-VRD s’opère en fixant dès l’APS les niveaux de référence des espaces extérieurs, les points de rejet ou d’infiltration des eaux pluviales et les emprises réservées aux plantations en fosse pleine terre. Point clé : cette coordination doit intervenir avant la phase APD pour éviter des reprises coûteuses sur les réseaux pluviaux ou les terrassements. En site contraint — comme une dalle de parking souterrain sous un espace public —, les calculs hydrauliques relevant de la loi sur l’eau déterminent directement la répartition entre surfaces végétalisées à substrat limité et surfaces perméables de substitution. Sur le Réaménagement de la place de la République à Bergerac (12 400 m², 2 M€ HT), le parti d’aménagement a été arbitré à partir d’un diagnostic phytosanitaire portant sur 64 platanes, qui est devenu le document de référence de toute la coordination avec les VRD pour délimiter les zones de plantation compatibles avec les trois niveaux de parking souterrain.
Les aménagements extérieurs ne sont pas qu’un cadre de vie pour les élèves. Une cour végétalisée agit directement sur trois paramètres thermiques du bâtiment adjacent. L’évapotranspiration des végétaux rafraîchit l’air ambiant de 2 à 5 °C par rapport à une cour minéralisée, ce qui change la température de l’air entrant par la ventilation naturelle ou mécanique. La désimperméabilisation des sols (dalles drainantes, sols stabilisés, surfaces en pleine terre) supprime l’effet d’îlot de chaleur qui réchauffait les façades par rayonnement infrarouge : une cour en enrobé peut atteindre 50 à 55 °C en surface l’été, contre 25 à 30 °C pour une surface végétalisée. Enfin, le positionnement d’arbres caducs à proximité des façades exposées (sud et ouest) crée un brise-soleil naturel qui bloque le rayonnement solaire l’été, quand les feuilles sont denses, et laisse passer les apports solaires l’hiver, quand les branches sont nues. Ce dernier levier suppose un choix d’essences et un calage de distance qui se conçoivent en coordination directe avec le BET thermique dès l’esquisse. Sur les opérations de l’école Françoise Dolto à Nieul-sur-Mer (5 500 m², cour oasis), du groupe scolaire THÉAS à Montauban et de la cité scolaire Laure Gatet à Périgueux, ces leviers paysagers ont été intégrés à la stratégie bioclimatique globale du bâtiment. Pour une lecture détaillée de cette démarche, voir notre article « Cours oasis en milieu scolaire : quand le paysage devient un levier de confort intérieur ».
Le paysage n’est pas un habillage qu’on ajoute une fois le bâtiment dessiné. C’est un choix structurant qui se prend en coordination directe avec l’architecte dès la phase ESQ, au même titre que l’implantation du bâtiment ou le choix du système constructif.
Trois raisons rendent cette anticipation indispensable. Le paysage participe à la qualité de vie et au bien-être des occupants : l’orientation des espaces extérieurs, les zones d’ombre, la végétalisation, les vues depuis les pièces de vie ou les salles de classe conditionnent directement le confort ressenti. Ces choix interagissent avec la volumétrie et les façades du bâtiment, ils ne peuvent pas être traités après coup. La gestion des eaux pluviales se conçoit à la source, en lien avec les surfaces perméables, les noues, les fosses de plantation et les dispositifs d’infiltration. Les contraintes hydrauliques (loi sur l’eau, coefficient de biotope PLUi, aléa retrait-gonflement des argiles) orientent le programme paysager et conditionnent les niveaux de terrassement, ce qui impacte directement le projet architectural. Les choix de revêtements extérieurs (sols stabilisés, dalles drainantes, enrobés clairs, surfaces en pleine terre) déterminent à la fois le confort d’usage, la performance thermique de la parcelle et le budget travaux. Un revêtement décidé en APD sur un nivellement déjà figé génère des reprises coûteuses.
Un engagement tardif à l’APD oblige souvent à reprendre des terrassements, des tracés de réseaux ou des niveaux de dalles déjà actés. Sur les opérations de réhabilitation d’espaces extérieurs en site occupé (cours d’école, abords de bâtiment en fonctionnement), le phasage des travaux doit lui aussi être intégré dès l’ESQ pour garantir la continuité d’usage.
La règle pratique : si le projet comporte des espaces extérieurs significatifs, le paysagiste est dans l’équipe dès l’ESQ, pas en renfort à l’APD.
La mission paysage d’un bureau d’études techniques couvre les projets comportant des espaces extérieurs à concevoir ou réhabiliter : cours d’établissements scolaires (désimperméabilisation, cours oasis), abords de bâtiments tertiaires ou de santé, espaces publics urbains (places, parcs, jardins), opérations d’habitat collectif, équipements sportifs et culturels, sites industriels ou logistiques avec aménagements de voiries et espaces verts. Trois cas de figure concentrent les enjeux les plus complexes : la désimperméabilisation en site contraint (sols argileux, dalle existante, zone inondable), la réhabilitation d’espaces extérieurs en site occupé avec maintien des usages, et l’intégration paysagère en milieu patrimonial ou sensible. Dans ces configurations, la mission paysage produit, en coordination avec les études de voirie et réseaux divers, les documents nécessaires à la gestion des eaux pluviales à la parcelle et au dimensionnement des revêtements.
Un diagnostic phytosanitaire d’arbres existants produit un état sanitaire individuel de chaque sujet — classement par état général, estimation de durée de vie prévisible, recommandations d’abattage ou de conservation — qui devient le document de référence pour arrêter le parti d’aménagement. Sur un projet d’espace public comportant un patrimoine arboré significatif, ce diagnostic détermine les emprises inconstructibles (fosses racinaires à préserver), les zones de plantations de remplacement et les espaces disponibles pour les nouveaux usages. À retenir : un diagnostic réalisé en amont de l’ESQ permet d’intégrer les contraintes arborées dans les premières estimations de coût et d’éviter des modifications de programme en cours d’APD. Sur le Réaménagement de la place de la République à Bergerac, le diagnostic phytosanitaire des 64 platanes a structuré l’ensemble du parti paysager, conditionné la localisation des structures-réservoirs sous dalle et piloté le chiffrage des 2 M€ HT de travaux estimés.
Un paysagiste indépendant conçoit les espaces extérieurs, produit des plans de plantation, des palettes végétales et des vues d’ambiance. Son travail est souvent de qualité, mais il s’arrête aux interfaces avec le bâtiment : il livre un projet paysager, et c’est au BET VRD de traduire les choix en calculs hydrauliques, au BET structure de vérifier les charges sur dalle, au BET thermique de mesurer l’impact sur le confort intérieur.
Un paysagiste intégré à un BET TCE travaille autrement. Les interfaces ne sont pas des points de passage entre prestataires, ce sont des sujets traités en interne, dans la même équipe. Le positionnement d’un arbre caduc devant une façade sud se décide en concertation directe avec l’ingénieur thermique qui calcule les apports solaires hiver et été. Le dimensionnement d’une noue d’infiltration se cale avec l’ingénieur VRD qui porte les calculs loi sur l’eau. Le choix d’un revêtement de cour se valide avec l’économiste qui chiffre le projet et le structurier qui vérifie les charges.
Le résultat concret pour le maître d’ouvrage : moins de reprises entre lots, des CCTP cohérents entre paysage et VRD dès le PRO, et un aménagement extérieur qui sert réellement la performance du bâtiment (gestion de l’eau, confort thermique, acoustique) plutôt que de simplement l’accompagner. Sur les cours d’école, cette intégration est particulièrement déterminante : le paysage y conditionne directement le confort thermique intérieur (voir notre article « Cours oasis en milieu scolaire ».