Énergies renouvelables : de l’étude de potentiel à l’exploitation
Photovoltaïque en toiture et en ombrière, solaire thermique eau chaude, géothermie sur nappe, sur sondes verticales et sur géostructures, chaufferies bois (granulés et copeaux), puits canadien, éolien : nous dimensionnons les installations de production d’énergie renouvelable en cohérence avec les besoins réels du bâtiment, les contraintes du site et les objectifs environnementaux du projet.
Architectes : Dangas & Laurence et Dolmen Architectes
Architecte : Hessamfar & Verons
Notre expertise pluridisciplinaire
Les énergies renouvelables ne se dimensionnent pas en marge du projet : elles s’intègrent dès l’esquisse dans une stratégie qui articule production, consommation et conception. Une centrale photovoltaïque mobilise la structure (charges, vent), l’électricité (raccordement, onduleurs, autoconsommation) et l’économie (ROI, aides). Une chaufferie bois engage le génie climatique, la structure (silo, surcharges), le VRD (accès livraison, voirie poids lourds) et la réglementation chaufferie. La géothermie sur nappe suppose étude hydrogéologique et essais de pompage ; sondes verticales et géostructures imposent une coordination entre BET géothermie et structure dès les fondations. Le solaire thermique se dimensionne sur les profils de puisage réels, l’éolien sur les sites exposés où les études de vent confirment le potentiel.
Cette coordination sépare un dimensionnement ENR fiable d’un dimensionnement sur catalogue : chaque kilowattheure produit sur site réduit la dépendance aux fossiles et améliore les indicateurs RE2020 et décret tertiaire.
Architecte : Dauphins Architecture
Acteur engagé de l’ingénierie
Chaque projet façonne durablement son environnement. Nous portons cette responsabilité au cœur de nos choix techniques : chercher la solution la plus sobre, refuser la facilité, interroger chaque hypothèse de conception.
La décarbonation ne se décrète pas : elle se construit, chaque jour, sur chaque projet.
À la pointe de la technologie
Pour le photovoltaïque, le calcul croise ensoleillement, profils de consommation et contraintes d’implantation (orientation, masques, surface utile), avec la vérification structurelle des toitures et ombrières en interne. Pour le solaire thermique, il part des profils de puisage réels et des besoins ECS pour calibrer surface captante et volume de stockage.
Pour la géothermie : données géologiques locales, essais de réponse thermique (TRT) pour les sondes verticales, essais de pompage sur nappe et modélisation du doublet (ressource garantie sur vingt ans) ; les géostructures coordonnent dimensionnement thermique et géotechnique dès l’APS. Pour les chaufferies bois : puissances de base et d’appoint, stockage du combustible, logistique d’approvisionnement, traitement des fumées.
Les campagnes de mesure (ensoleillement, consommations, températures de nappe, vent) calibrent les modèles sur des données vérifiées. Dimensionner sur des données réelles plutôt que sur des abaques génériques garantit des performances ENR qui tiennent en exploitation.
Une ingénierie concrète et utile au service de l’éducation la santé l’immobilier tertiaire l’industrie l’agroalimentaire la pratique sportive l’habitat la culture et du patrimoine projets publics la restauration collective
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Vos questions
Retrouvez ici les réponses aux questions les plus fréquentes pour mieux comprendre nos expertises, notre accompagnement et la manière dont nous abordons chaque projet.
Le dimensionnement d’une centrale photovoltaïque pour l’autoconsommation repose d’abord sur l’analyse fine du profil de charge du bâtiment, heure par heure et saison par saison. Un gymnase, une école ou un équipement culturel présente une courbe de consommation fortement décalée par rapport à la courbe de production solaire : les pics de charge thermique et d’éclairement se concentrent en début et fin de journée, quand la production photovoltaïque est faible. Surdimensionner la surface captante génère un surplus revendu à un tarif inférieur à la valeur économisée. Sur le programme des Construction de 4 gymnases pour le Grand Périgueux (Périgueux, 2024, 6 000 m², 11,2 M€ HT), la production photovoltaïque en autoconsommation avec revente du surplus a été dimensionnée conjointement avec la PAC géothermique, les deux systèmes étant calés pour tenir l’objectif de label E+C- et maximiser le taux d’autoconsommation réel sur chaque commune. La simulation thermique dynamique et le bilan de production ENR sont les deux livrables qui permettent de calibrer ce dimensionnement sans surévaluer les gains attendus.
La géothermie est pertinente sur un bâtiment existant quand la ressource hydrothermique ou le potentiel de sondes verticales permet de substituer intégralement une production fossile, à un coût d’investissement cohérent avec l’économie de l’opération. Trois conditions sont nécessaires : une ressource disponible vérifiée par étude de sous-sol (nappe alluviale, aquifère peu profond ou potentiel de sondes verticales), des émetteurs de chaleur compatibles avec les températures de départ basses d’une PAC eau/eau, et une enveloppe dont la performance limite suffisamment les déperditions pour que la puissance de la source couvre les besoins de pointe. Au lycée Victor Louis de Talence — 29 300 m² de bâti alimentés intégralement au gaz —, l’étude de faisabilité a confirmé la disponibilité d’une ressource géothermique peu profonde à très basse température, aboutissant au dimensionnement d’une pompe à chaleur d’environ 1 000 kW en technologie à vis raccordée à un doublet géothermique. L’Installation géothermique du lycée Victor Louis à Talence (Région Nouvelle-Aquitaine, mandataire ODETEC, 2021) a permis la substitution totale du gaz naturel, pour un gain économique estimé à environ 65 000 € TTC/an sur le poste énergie, travaux conduits en site scolaire occupé sous coordination OPC intégrée.
Le choix entre photovoltaïque, géothermie et biomasse dépend du potentiel du site, du profil de charge thermique et de la faisabilité logistique de chaque solution sur la durée d’exploitation. Trois cas de figure : la biomasse convient aux équipements à besoins thermiques continus et importants (piscines couvertes, grands lycées avec internat), à condition de disposer d’un espace de stockage des plaquettes ou granulés et d’un fournisseur local — la gestion des livraisons et des cendres conditionne la viabilité en exploitation. La géothermie est adaptée aux bâtiments à besoins mixtes chauffage/ECS élevés, quand la ressource est avérée sous le site. Le photovoltaïque en autoconsommation est applicable à presque tous les types d’opération, mais son bilan économique réel dépend étroitement du taux de corrélation entre les courbes de production et de consommation. Sur les Construction de 4 gymnases pour le Grand Périgueux, l’étude de faisabilité réalisée conformément au décret n° 2013-979 a orienté le choix vers un mix PAC eau/eau sur sondes géothermiques verticales et photovoltaïque en autoconsommation, validé par une analyse du cycle de vie (ACV) décomposant le potentiel de réchauffement climatique par contributeur pour atteindre le label E+C-.
La RE2020 évalue la performance d’un bâtiment neuf sur deux indicateurs complémentaires : l’indice Bbio, qui mesure le besoin bioclimatique indépendamment des équipements, et le Cep,nr, qui quantifie la consommation d’énergie primaire non renouvelable. Un chauffage par PAC géothermique ou une production photovoltaïque en autoconsommation réduit directement le Cep,nr ; l’analyse du cycle de vie (ACV) intégrée au bilan RE2020 évalue l’empreinte carbone de la construction et des équipements sur leur durée de vie. À retenir : dans le calcul RE2020, les kilowattheures produits sur site par des ENR viennent en déduction de la consommation d’énergie primaire non renouvelable, ce qui rend leur dimensionnement déterminant pour l’atteinte des seuils. Sur le Construction du groupe scolaire Yves Peron à Boulazac (2022, 2 900 m², 6,1 M€ HT, label BBC-Effinergie et niveau E3C1), les centrales photovoltaïques ont été conçues en trois configurations simultanées — casquette translucide de façade, toiture du local technique, couverture de parking — pour équilibrer les surfaces captantes avec les consommations résiduelles du bâtiment et atteindre le niveau BEPOS Effinergie 2017 visé dès la phase APS.
Une opération ENR en site occupé est réalisable à condition d’un phasage de chantier précis, calé sur le calendrier d’exploitation et les périodes de moindre charge. Pour les installations géothermiques, les opérations de forage d’un doublet (puits de pompage et de réinjection) impliquent la circulation d’engins lourds et des nuisances sonores incompatibles avec un fonctionnement scolaire ou tertiaire normal. La mission OPC doit planifier ces phases sur des périodes de fermeture ou de faible occupation, et définir un protocole de basculement qui maintient la continuité du chauffage et de la production d’ECS tout au long des travaux. Sur l’Installation géothermique du lycée Victor Louis à Talence (29 300 m² en exploitation continue), le passage de la chaufferie gaz à la PAC géothermique a été coordonné sans déport des jalons grâce à une mission OPC intégrée à la maîtrise d’œuvre. Pour le photovoltaïque en rénovation, les interventions en toiture peuvent généralement être phasées par zones sans interrompre l’exploitation, à condition de traiter les interfaces étanchéité et courants forts en amont dans les CCTP.