Concevoir des logements durables, confortables et performants
Du diagnostic à la conception, une ingénierie technique dédiée à la qualité de vie des occupants et à la performance des bâtiments résidentiels.
Architecte : A6A
Architecte : Schurdi-Levraud Architecture
Notre expertise pluridisciplinaire
L’habitat couvre un spectre large : logements collectifs neufs pour bailleurs sociaux ou promoteurs privés, réhabilitation de copropriétés, programmes mixtes avec commerces en pied d’immeuble, résidences étudiantes ou seniors. Familles, personnes âgées, étudiants y vivront des décennies : ce qu’on conçoit aujourd’hui conditionne leur cadre de vie.
Cela se traduit dans les choix techniques : isolation acoustique entre logements, qualité de l’air intérieur, confort thermique été comme hiver, lumière naturelle dans les pièces de vie, espaces extérieurs (jardins, cours, cheminements) pensés pour le vivre ensemble. Les enjeux environnementaux s’y ajoutent : matériaux biosourcés, faible empreinte carbone, performance énergétique réelle en exploitation.
La coordination entre toutes les disciplines (structure, génie climatique, électricité, acoustique, économie, VRD, paysage) traite ces enjeux dès la conception : les interfaces entre lots sont réglées avant de générer des surcoûts. En rénovation, elle est d’autant plus critique que le bâti existant impose des contraintes imprévisibles.
Architecte : Dauphins Architecture
Acteur engagé de l’ingénierie
Chaque projet façonne durablement son environnement.
En tant qu’ingénieurs, nous intégrons cette responsabilité dans nos choix techniques, en recherchant des solutions sobres, pertinentes et adaptées aux usages.
La décarbonation ne se décrète pas, elle est mise en oeuvre quotidiennement.
Vos questions
Retrouvez ici les réponses aux questions les plus fréquentes pour mieux comprendre nos expertises, notre accompagnement et la manière dont nous abordons chaque projet.
Un bureau d’études intervenant sur un seul lot (structure, ou fluides, ou électricité) n’a pas de visibilité sur les interfaces avec les autres corps d’état : un calage de réservation manquant entre structure et CVC peut bloquer un chantier pendant plusieurs semaines. La valeur d’une couverture tous corps d’état tient à la synthèse permanente entre lots : les descentes de charges influent sur les fondations, les tracés de réseaux CVC et électriques traversent la structure, et les choix d’enveloppe conditionnent le dimensionnement des émetteurs de chauffage. En économie de la construction, une vision TCE permet également de produire des estimations cohérentes par lot dès l’APS et des CCTP coordonnés au DCE — ce qui réduit les écarts entre estimation et offres entreprises. Sur un programme multi-îlots comme Construction de l’ensemble résidentiel Petit Bruges (12 bâtiments sur 4 îlots distincts), la standardisation des principes constructifs et fluidiques d’un îlot à l’autre, conduite dans un process collaboratif BIM, a permis de mutualiser les efforts d’études tout en intégrant les particularités de chaque configuration de sol.
La RE2020 introduit trois seuils qui bouleversent la hiérarchie des arbitrages techniques dans le logement neuf : le Bbio (besoins bioclimatiques), le Cep,nr (consommation d’énergie primaire non renouvelable) et l’Ic construction (impact carbone des matériaux). En pratique, ces trois indicateurs s’optimisent conjointement dès la phase ESQ — une enveloppe compacte et bien orientée tire le Bbio vers le bas, ce qui desserre ensuite les contraintes sur les équipements CVC et permet d’éviter le surdimensionnement. L’analyse du cycle de vie (ACV) des matériaux, obligatoire pour valider l’Ic construction, influe sur les choix structurels : ossature bois, béton bas carbone ou brique isolante donnent des résultats très différents. La simulation thermique dynamique (STD), engagée dès l’APS, permet de valider les hypothèses avant chaque jalon de validation et d’éviter les corrections coûteuses en phase APD ou PRO. Sur l’opération Construction et réhabilitation de la résidence La Grace à Cadaujac (50 logements, 4,45 M€), l’ingénierie environnementale cadrée dès la phase ESQ a permis d’atteindre la double certification NF Habitat HQE et RE2020 sur une enveloppe travaux contrainte.
La différence fondamentale est la suivante : en neuf, l’ingénierie part d’une page blanche et dimensionne l’enveloppe, la structure et les systèmes selon les exigences RE2020 ; en réhabilitation, elle doit d’abord diagnostiquer l’existant — état de l’enveloppe, descentes de charges, réseaux enterrés, niveau de performance des parois — avant de définir les solutions compatibles avec le bâti conservé. Trois cas de figure se distinguent régulièrement : la réhabilitation thermique légère (remplacement menuiseries, isolation en combles), la réhabilitation lourde avec renouvellement complet des installations CVC, électriques et de plomberie, et la réhabilitation en site occupé qui exige un phasage cage d’escalier par cage d’escalier pour limiter les coupures de fluides. Sur Réhabilitation des 121 logements Les Mondoux à Périgueux (Périgueux, 2026 — Périgord Habitat), le phasage a été construit pour que chaque logement ne subisse que quelques jours d’intervention, en séquençant les opérations bruyantes et les coupures sur l’ensemble des 121 logements du parc. La réhabilitation thermique de logements collectifs implique par ailleurs un calcul réglementaire spécifique (niveau BBC rénovation) distinct des obligations RE2020 du neuf.
La règle générale : l’ingénierie environnementale doit être engagée dès la phase ESQ pour orienter les choix d’enveloppe, d’orientation solaire et de systèmes CVC — chaque correction apportée en phase APD ou PRO coûte significativement plus cher que la même décision prise en conception. Sur un programme de logement social, le levier économique est étroit, ce qui impose de hiérarchiser les thèmes NF Habitat Habitat HQE selon leur impact sur le coût global : le confort acoustique, la qualité de l’air intérieur et la performance énergétique sont les trois thèmes structurants. L’opération Construction de l’ensemble résidentiel Petit Bruges (Bruges, 2025 — MESOLIA et TOIT GIRONDIN, 145 logements sur 12 bâtiments pour 16,76 M€) illustre cette approche : la certification NF Habitat HQE et le label PROMOTELEC ont été obtenus en privilégiant la compacité des volumes et une enveloppe performante — brique isolante doublée laine de verre — plutôt qu’un surdimensionnement des équipements CVC, ce qui a permis d’exploiter le parc avec des systèmes simples adaptés à l’usage locatif social de longue durée.
Le traitement acoustique d’un programme de logements en milieu urbain repose sur une différenciation façade par façade selon le niveau de bruit extérieur mesuré (Lden) et les sources en présence. À retenir : l’objectif réglementaire est un niveau sonore résiduel ≤ 35 dB(A) à l’intérieur des logements, déterminé par l’arrêté du 30 mai 1996 relatif aux caractéristiques acoustiques des bâtiments d’habitation. En pratique, les façades exposées (voie classée sonore, tramway, boulevard) exigent des menuiseries avec un indice Rw+Ctr élevé, des entrées d’air dont l’isolation acoustique est spécifiée par le paramètre Dne+Ctr, et un complexe d’isolation intérieure qui cumule gain thermique et gain acoustique. Les façades arrière ou de cour peuvent être traitées avec des exigences moindres, à condition que la simulation acoustique valide la configuration globale. L’ingénierie acoustique en logement collectif intervient dès la phase APS pour orienter l’implantation des pièces de vie par rapport aux sources de bruit, réduire les ponts acoustiques aux jonctions plancher-façade et calibrer les performances des parois avant dépôt du permis de construire.