Des systèmes de sécurité incendie conçus pour protéger les personnes, les bâtiments et l’exploitation
Détection, alarme, désenfumage, compartimentage, mise en sécurité : nous concevons et coordonnons les systèmes de sécurité incendie des ERP et des bâtiments tertiaires, industriels et résidentiels, en intégrant les contraintes d’exploitation dès la phase conception.
Architecte : NODE Architecture
Architecte : Scapa architectes associés
Notre expertise pluridisciplinaire
La sécurité incendie est un système transversal qui conditionne la conception du bâtiment : le compartimentage structure les cloisonnements, le désenfumage impose ouvrants et conduits, la détection et l’alarme s’interfacent avec les courants forts et faibles, l’évacuation dimensionne circulations et issues.
Chaque type d’ERP a ses exigences. Un établissement de soins (type U) impose le transfert horizontal des patients non autonomes, avec des matrices de mise en sécurité compatibles avec la déambulation. Un établissement scolaire (type R) exige la coordination entre désenfumage et ouvrants de ventilation naturelle pour éviter le doublonnage. Un site ICPE cumule SSI et contraintes de rétention propres aux risques industriels.
La coordination SSI avec les autres disciplines (structure : résistance au feu, génie climatique : désenfumage, électricité : détection, alimentation de sécurité, économie : chiffrage) se mène dès l’esquisse. Conçu en PRO sur des cloisonnements figés, un SSI produit des incompatibilités coûteuses entre compartimentage et fonctionnalité des espaces.
Architectes : Hessamfar & Verons
Acteur engagé de l’ingénierie
Chaque projet façonne durablement son environnement.
Nous portons cette responsabilité au cœur de nos choix techniques : chercher la solution la plus sobre, refuser la facilité, interroger chaque hypothèse de conception.
La décarbonation ne se décrète pas : elle se construit, chaque jour, sur chaque projet.
À la pointe de la technologie
La matrice de mise en sécurité incendie est le document central : elle formalise, zone par zone, les actions automatiques déclenchées par la détection (fermeture des portes coupe-feu, ouverture des exutoires de désenfumage, arrêt ou maintien des CTA, déverrouillage des issues, alarme). Elle se construit avec le coordinateur SSI, le BET CVC (désenfumage mécanique, débits) et le BET électricité (alimentations de sécurité, câblage de la détection).
Les plans de zonage et schémas de principe, sous Revit en coordination BIM, vérifient la cohérence entre compartimentage, conduits de désenfumage et percements en structure avant le chantier. Les notes de calcul de désenfumage (naturel ou mécanique) suivent l’instruction technique IT 246 et la norme EN 12101.
Les visites de vérification portent sur les installations en place (portes coupe-feu, exutoires, câblage, scénarios de mise en sécurité) et alimentent les rapports de diagnostic SSI en réhabilitation. Formaliser plutôt que supposer, coordonner plutôt que juxtaposer : des systèmes SSI qui fonctionnent le jour où ils sont sollicités, pas seulement à la réception.
Une ingénierie concrète et utile au service de l’éducation la santé l’immobilier tertiaire l’industrie l’agroalimentaire la pratique sportive l’habitat la culture et du patrimoine projets publics la restauration collective
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Vos questions
Retrouvez ici les réponses aux questions les plus fréquentes pour mieux comprendre nos expertises, notre accompagnement et la manière dont nous abordons chaque projet.
Un SSI regroupe la détection du feu et l’ensemble des fonctions de mise en sécurité du bâtiment ; le SDI n’en est qu’un composant parmi d’autres. Un système de sécurité incendie comprend obligatoirement deux sous-systèmes : le SDI, qui collecte l’information via détecteurs automatiques et déclencheurs manuels et la restitue sur un tableau de signalisation, et le système de mise en sécurité incendie (SMSI), qui pilote les dispositifs actionnés de sécurité (DAS) — clapets de désenfumage, portes coupe-feu, déverrouillages, diffuseurs d’alarme. En réglementation ERP, c’est le SSI dans son intégralité — et non le seul SDI — qui est soumis à l’examen du bureau de contrôle et à la commission de sécurité lors de la visite de réception. Point clé : dimensionner un « détecteur incendie » sans définir au préalable le niveau de SSI applicable au bâtiment revient à concevoir une pièce sans en connaître les cotes — la conformité au règlement de sécurité incendie ERP ne peut pas être établie en aval.
L’ingénierie SSI doit être intégrée dès la phase APS, avant que les choix de cloisonnement, de désenfumage et de structure ne soient arrêtés. En APS, le bureau d’études techniques définit le principe de zonage SSI — zones de détection, zones de mise en sécurité — et vérifie sa cohérence avec le compartimentage prévu par le règlement de sécurité incendie ERP. Attendre la phase PRO pour traiter le SSI génère des reprises sur les plans : les cheminements de câbles courants faibles, les réservations dans les parois coupe-feu et l’implantation du centralisateur de mise en sécurité incendie (CMSI) doivent figurer dans les plans dès l’APD pour être intégrés par les autres lots. En rénovation, une visite technique préalable des installations existantes est indispensable pour distinguer les éléments extensibles, ceux à remplacer et les non-conformités à instruire avant dépôt du permis ou passage en commission de sécurité.
La catégorie de SSI applicable à un ERP de type U est fixée par le règlement de sécurité incendie ERP selon le type et la catégorie d’établissement. Pour un ERP de type U, la détection est généralisée à l’ensemble des locaux, et le principe d’évacuation différée — par transfert horizontal vers des zones refuges compartimentées — se substitue à l’évacuation immédiate, compte tenu de la présence de patients non valides. Chaque modification du SSI dans un établissement de santé en exploitation doit faire l’objet d’un visa du bureau de contrôle avant exécution, et les coupures de zone de détection nécessitent une surveillance renforcée le temps des travaux. Lors de l’Extension et surélévation de l’Hôpital Privé Francheville à Périgueux (2022, 8 100 m², 16 M€), la conception SSI a été conduite en maintenant la conformité d’évacuation en permanence pour un ERP recevant simultanément patients, visiteurs, soignants et entreprises, avec des mises en service partielles coordonnées phase par phase entre le bureau d’études, le bureau de contrôle et les services techniques de l’hôpital.
Remettre à niveau un SSI en bâtiment occupé impose un diagnostic préalable, un phasage de travaux défini en amont et une gestion des coupures concertée avec les services techniques. Trois cas de figure se présentent : remplacement complet si l’installation est en non-conformité structurelle (matériels hors fabrication, câblages non conformes, architecture obsolète incompatible avec les exigences actuelles du règlement de sécurité incendie ERP) ; extension du système existant si les équipements centraux sont récents et techniquement extensibles ; mise à niveau documentaire si l’installation est conforme mais mal documentée. Dans tous les cas, chaque coupure de zone de détection expose le bâtiment à une obligation de surveillance renforcée le temps des travaux — cela se traduit contractuellement par une prestation de rondier ou une mesure compensatoire à définir avant le démarrage du chantier. La Restructuration de l’unité psychogériatrique du centre Hospitalier de Vauclaire (Montpon-Ménestérol, 1 405 m², livraison 2026) illustre ce cas : le SSI du bâtiment existant présentait des non-conformités techniques sur les installations électriques et la détection ; la mission, étendue à l’EXE, a couvert simultanément la remise aux normes de l’existant restructuré et la conception du SSI de l’extension neuve, pour former un système cohérent à la réception.
La catégorie de SSI applicable — de A, le plus complet avec détection généralisée et CMSI, à E, alarme simple sans détection automatisée — est fixée par le règlement de sécurité incendie ERP selon le type et la catégorie d’établissement. Pour les ERP de type R (établissements d’enseignement), une école maternelle de 1ère catégorie relève d’un SSI de catégorie A, quand un accueil de loisirs de 5ème catégorie peut se limiter à la catégorie E. Le bureau d’études vérifie systématiquement si des contraintes spécifiques du bâtiment — hauteur, présence de locaux à risques particuliers, destinations multiples dans un même bâtiment — justifient de retenir un niveau supérieur au minimum réglementaire. Ce choix est arrêté en phase APS et formalisé dans la note de principe soumise au bureau de contrôle pour avis, avant validation par la commission de sécurité lors de la visite de réception. En rénovation, les travaux qui modifient la destination ou la capacité d’un bâtiment peuvent entraîner un changement de catégorie de SSI exigible — ce point doit être instruit dès la faisabilité.
Oui, et c’est même une piste d’optimisation significative en coût d’installation, à condition de l’arbitrer tôt. Un ouvrant motorisé en façade ou en toiture peut remplir deux fonctions : assurer le renouvellement d’air en fonctionnement normal (ventilation naturelle pilotée par sonde CO₂) et servir d’exutoire de désenfumage en cas de déclenchement du SSI. La mutualisation évite de doubler les équipements (deux châssis, deux motorisations, deux réseaux de commande) sur un même local.
En pratique, cette mutualisation est encadrée par l’instruction technique IT 246 et la norme EN 12101. Trois conditions doivent être réunies simultanément : l’ouvrant doit atteindre la surface utile de désenfumage exigée par le calcul réglementaire, la motorisation doit répondre aux exigences de fiabilité et de temps d’ouverture du SSI (alimentation de sécurité, commande prioritaire par le CMSI), et le scénario de mise en sécurité doit formaliser la bascule entre le mode ventilation courante et le mode désenfumage sans conflit de commande.
Cet arbitrage se mène en phase APS, en coordination entre le BET CVC (qui dimensionne la ventilation), le coordinateur SSI (qui valide la conformité incendie) et le BET acoustique (qui traite les chemins acoustiques ouverts par ces ouvrants). Tout ce qui est arbitré après la phase PRO se traduit en doublonnage d’équipements et en surcoût. Sur les projets scolaires en ventilation naturelle, cette mutualisation est systématiquement instruite dès l’esquisse (voir notre article « Ventilation naturelle en milieu scolaire » [/regards-experts/ventilation-naturelle-milieu-scolaire-methode]).