Concevoir des bâtiments tertiaires performants, flexibles et durables
Du diagnostic à la conception, une ingénierie technique dédiée à la performance des espaces de travail et à la valorisation des actifs immobiliers.
Architecte : D.A.S d’Architecture
Architecte : Archistudio
Notre expertise pluridisciplinaire
Le tertiaire couvre un spectre large : bureaux neufs, réhabilitation d’actifs, transformation de bureaux en logements, sièges sociaux, coworking. Ces projets partagent une exigence croissante sur le confort des occupants (thermique, acoustique, qualité de l’air, lumière naturelle) et la performance énergétique, sous la pression du décret tertiaire.
Des centaines de personnes y passent leur journée : l’environnement intérieur pèse directement sur le bien-être et la productivité. Les abords y participent (végétalisation, cheminements, stationnements, accessibilité), tout comme les enjeux environnementaux : matériaux biosourcés, faible empreinte carbone sur le cycle de vie, performance énergétique réelle après livraison, pas seulement sur le papier RE2020.
La coordination entre toutes les disciplines (structure, génie climatique, électricité, acoustique, économie, VRD, paysage) traite ces enjeux sans que la performance se fasse au détriment du confort ni les coûts au détriment de la qualité. Y compris en site occupé : rénover des bureaux sans reloger les équipes.
Architecte : Scapa architectes associés
Acteur engagé de l’ingénierie
Chaque projet façonne durablement son environnement.
En tant qu’ingénieurs, nous intégrons cette responsabilité dans nos choix techniques, en recherchant des solutions sobres, pertinentes et adaptées aux usages.
La décarbonation ne se décrète pas, elle est mise en oeuvre quotidiennement.
Vos questions
Retrouvez ici les réponses aux questions les plus fréquentes pour mieux comprendre nos expertises, notre accompagnement et la manière dont nous abordons chaque projet.
Le décret tertiaire impose à tout bâtiment à usage tertiaire de plus de 1 000 m² une réduction des consommations d’énergie finale de 40 % d’ici 2030, 50 % d’ici 2040 et 60 % d’ici 2050, calculée par rapport à une année de référence postérieure à 2010. Trois obligations s’enchaînent en pratique : déclaration annuelle des consommations sur la plateforme OPERAT de l’ADEME, déploiement d’une GTB conforme au décret BACS sur les bâtiments dont la puissance des systèmes de chauffage et de climatisation dépasse le seuil réglementaire, et plan d’actions documenté pour tenir la trajectoire. Pour un propriétaire de plusieurs immeubles, cela suppose un état des lieux énergétique site par site, un scénario de rénovation hiérarchisé et un suivi pluriannuel des consommations réelles. La Rénovation des bureaux BPCE Assurances à Mérignac (6 800 m², 9 M€ HT, site occupé en continu) traite simultanément la trajectoire OPERAT, le décret BACS et la réfection complète de l’enveloppe en matériaux 100 % biosourcés.
Une rénovation de bureaux en site occupé s’organise autour de trois leviers : phasage travaux plancher par plancher négocié avec l’exploitant, coupures partielles et planifiées des réseaux fluides et électriques, et zones tampon (bâtiment provisoire ou plateaux libérés en séquence) pour absorber les transferts de postes pendant les phases lourdes. C’est exactement la logique qu’ODETEC a déployée sur [références/CréditAgricoleSoyaux]. Les jalons de mise en service partielle, les contraintes d’intervention sonore et la séparation des flux d’accès sont traduits en exigences contractuelles opposables aux entreprises dans le CCTP. Trois points de vigilance reviennent systématiquement : un diagnostic structure préalable lorsque l’immeuble existant est fondé sur pieux (cas fréquent sur le parc tertiaire des années 1990-2000), une conception des lots fluides permettant des coupures partielles sans toucher simultanément plusieurs niveaux occupés, et un calendrier travaux rallongé de 6 à 12 mois par rapport à un chantier équivalent en site libre.
Piloter la performance énergétique après livraison, c’est d’abord s’assurer que le bâtiment fonctionne comme il a été conçu. Un immeuble de bureaux neuf peut afficher une consommation réelle deux fois supérieure aux prévisions RE2020 si la GTB est mal paramétrée, si les scénarios d’occupation ne correspondent pas aux usages réels, ou si les équipements CVC n’ont pas été commissionnés correctement. Trois outils structurent ce suivi après livraison : la GTB (Gestion Technique du Bâtiment), qui permet de piloter et d’ajuster les équipements en temps réel ; le sous-comptage par usage, qui identifie les postes de dérive ; et la plateforme OPERAT pour les bâtiments soumis au décret tertiaire, qui impose une déclaration annuelle des consommations réelles. L’accompagnement à la mise en service et au réglage des installations — souvent négligé — est pourtant ce qui fait la différence entre un bâtiment performant sur le papier et un bâtiment performant en exploitation. ODETEC a justement accompagné [références/BibliothèqueMeriadeck] sur cet enjeu de mise en service et de suivi des consommations.
Le CREM (conception-réalisation-exploitation-maintenance) engage les concepteurs et l’entreprise sur la performance énergétique mesurée du bâtiment livré, pendant 3 à 7 ans d’exploitation contractualisée, avec pénalités en cas d’écart. Trois implications structurent les études dans ce cadre. La STD est soumise au visa du mainteneur avant lancement des travaux. Les formules d’ajustement climatique et les jalons de mesure IPMVP sont définis dès la conception et figurent dans le contrat. Chaque arbitrage technique — système CVC, GTB, enveloppe, scénario ENR — est évalué au regard de son impact sur les engagements contractuels d’exploitation, donc en coût global et plus seulement en coût d’investissement. Le mode CREM convient particulièrement aux opérations publiques visant un niveau de performance ambitieux et aux propriétaires privés qui souhaitent transférer le risque d’exploitation au groupement concepteur-constructeur sur les premières années de vie du bâtiment. ODETEC est intervenu sur un marché de ce type pour [références/SiègeGrandPérigueux].
La RE2020 est un calcul réglementaire de conformité, normalisé au niveau national ; la simulation thermique dynamique (STD) est une simulation horaire du comportement réel du bâtiment selon ses usages, son climat local et ses scénarios de gestion. La RE2020 s’appuie sur des fichiers météo conventionnels (8 zones), des scénarios d’usage standardisés et trois indicateurs principaux (Bbio, Cep, DH pour le confort d’été). La STD permet d’injecter le fichier météo local, les apports internes réels (densité d’occupation, équipements bureautiques, éclairage), les protections solaires effectives et les stratégies de gestion comme la sur-ventilation nocturne ou le free-cooling. Sur un immeuble visant un niveau E+C- ou un marché global de performance avec engagement contractuel, la simulation thermique dynamique en projet tertiaire devient l’outil de calibrage des choix CVC en coût global, complétée d’une étude de Facteur de Lumière Jour et d’une analyse bioclimatique du site. Sur la Construction de l’immeuble de bureaux A4 MERCK à Martillac (3 686 m², 9 M€ HT, démarche E+C- Énergie 2 / Carbone 2 anticipant la RE2020), la STD a permis de calibrer une thermofrigopompe air/eau autonome, dimensionnée sans aucun échange énergétique avec les bâtiments process voisins du campus pharmaceutique.