BUREAUX
Construction de l’immeuble de bureaux TEMPO à Paris
2018
SODEARIF
17 000 m²
PARIS (75)
38 000 000 €
Contexte et enjeux
Au milieu des années 2010, Paris voit se multiplier les opérations tertiaires d’envergure portées par des entreprises générales en VEFA ou en marché clé en main. C’est dans ce cadre que SODEARIF, filiale tertiaire du groupe Bouygues spécialisée en Île-de-France, engage la construction de l’immeuble de bureaux TEMPO : 17 000 m² développés sur deux niveaux de sous-sol, un rez-de-chaussée et sept étages, pour un montant de travaux de 38 millions d’euros HT.
Le programme combine plusieurs typologies sous une même enveloppe : deux sous-sols dédiés au parking et aux locaux techniques, un rez-de-chaussée intégrant une grande cuisine collective et une salle à manger pour les occupants, puis sept niveaux de plateaux de bureaux. Cette superposition d’usages (flux logistiques en infrastructure, restauration collective au RDC, plateaux tertiaires en élévation) appelle des installations électriques différenciées par étage et par fonction, et exige une coordination très fine des réseaux dans l’épaisseur des planchers et des faux-plafonds. Pour l’entreprise générale, l’enjeu était de fiabiliser le chantier par une démarche BIM intégrale, afin de sécuriser l’enchaînement des lots techniques sur un planning serré.
Notre mission
Odetec a réalisé pour SODEARIF les études d’exécution complètes des installations électriques courants forts et courants faibles, avec mission de synthèse technique. L’ensemble du travail a été conduit sous Revit, dans une démarche BIM intégrale : modélisation 3D, production des plans d’exécution, et coordination des réseaux et des terminaux dans la maquette numérique partagée.
L’angle structurant de la mission a été la synthèse des réseaux et des terminaux. Sur un bâtiment de 17 000 m² superposant parking, locaux techniques, cuisine et bureaux, la cohabitation spatiale des lots fluides, structure, courants forts et courants faibles ne se gère pas sur des plans 2D séparés. Odetec a donc utilisé la maquette Revit comme outil de production et d’arbitrage : positionnement des chemins de câbles, des terminaux d’éclairage, des prises de courant, des points de courants faibles, et résolution en amont des conflits avec les autres lots. Les plans d’exécution électriques diffusés à l’entreprise étaient ainsi cohérents avec l’ensemble de la maquette technique.
Les défis techniques relevés
Le premier défi tenait à la diversité des usages électriques sur un même immeuble. Un parking de deux niveaux, des locaux techniques, une cuisine collective au rez-de-chaussée et sept niveaux de bureaux ne se conçoivent pas comme un même tableau divisionnaire répété : chaque typologie impose ses propres logiques de puissance, de continuité de service, de protection et de courants faibles. Odetec a structuré les études d’exécution autour d’une hiérarchisation des tableaux par usage (distribution principale, divisionnaires d’étage tertiaire, circuits dédiés à la cuisine, alimentations des locaux techniques et du parking) avec, pour chacun, le repérage exhaustif des terminaux CFO et CFA et leur coordination avec les autres lots. Ce travail de structuration a permis à l’entreprise du lot électricité de réaliser ses installations sur la base d’un dossier d’exécution déjà arbitré.
Le second défi concernait la conduite de la mission en BIM/Revit. En 2015-2017, la pratique du BIM en exécution restait encore peu généralisée sur les projets tertiaires de cette taille. Produire les études d’exécution électriques directement dans la maquette numérique (et non en parallèle de celle-ci) supposait de modéliser l’intégralité des objets électriques (chemins de câbles, terminaux, équipements) avec un niveau de détail compatible avec la synthèse interlots. Odetec a assuré ce travail de modélisation, puis a porté la mission de synthèse technique : extraction des plans 3D, repérage des conflits avec les réseaux fluides et avec la structure, et arbitrages géométriques avant fabrication. Cette démarche, mobilisée pour le compte d’une entreprise générale, a permis d’anticiper en bureau d’études les conflits qui auraient sinon été découverts en chantier.