ESPACE PUBLIC
Requalification de la Place des Arènes à Soustons
2026
COMMUNE DE SOUSTONS
1 275 m²
SOUSTONS (40)
3 750 000 €
BULLE ARCHITECTES
Voir le siteContexte et enjeux
Soustons est une commune littorale des Landes où la culture taurine landaise structure depuis des décennies l’identité du centre-bourg. Au cœur de ville, la Place des Arènes constitue un repère collectif et un lieu d’animation, mais les arènes existantes et les espaces publics environnants présentent un état d’usage et d’imperméabilisation qui ne répond plus aux attentes contemporaines en matière de qualité d’usage, d’accessibilité et de gestion des eaux pluviales.
La Commune de Soustons engage la requalification complète du site, qui réunit dans un même périmètre la réhabilitation des arènes, la construction d’une halle neuve adossée à l’arène, le réaménagement de la place publique, ainsi que la réfection des voiries et des parkings situés au Sud et à l’Est. L’opération porte sur environ 1 275 m² et intègre des cheminements piétons et liaisons douces. L’enjeu, sur un site qui reste en activité pendant le chantier, est de combiner trois natures de travaux (réhabilitation, construction neuve et infrastructures) dans une logique de désimperméabilisation et de gestion des eaux pluviales par chaussées-réservoirs, tout en consolidant la lisibilité urbaine de la place.
Notre mission
ODETEC est intervenu en bureau d’études techniques aux côtés de BULLE ARCHITECTES (mandataire) sur la mission de maîtrise d’œuvre de la requalification et réorganisation de la Place des Arènes. La mission couvre l’ensemble des phases, de l’ESQ/DIAG à l’AOR (APS, APD, PRO, ACT, VISA, DET inclus), avec une mission complémentaire de coordination SSI.
Les expertises Odetec mobilisées portent notamment sur la structure, le CVC et la plomberie, l’électricité courants forts et faibles, le SSI ainsi que la VRD. La mission s’inscrit dans une démarche environnementale revendiquée dès le concours : désimperméabilisation par chaussées-réservoirs, traitement des eaux pluviales par structures-réservoirs sous voiries, recours à des enrobés à liant biosourcé sur les liaisons douces, étude d’éclairage solaire autonome sur les abords des arènes. L’arbitrage technico-économique entre infiltration directe et stockage tampon a structuré l’approche VRD du projet.
Les défis techniques relevés
La conception a dû composer avec un sol sablo-argileux hétérogène et une nappe phréatique haute, relevée entre 0,80 m et 1,40 m sous le sol actuel par la campagne de sondages géotechniques. Pour la halle neuve, le parti retenu associe des fondations superficielles (semelles filantes ou appuis isolés ancrées sous le hors-gel) rigidifiées pour pouvoir reprendre un tassement différentiel de l’ordre du centimètre, et un plancher porté sur vide-sanitaire ou un dallage classique moyennant une surélévation du projet d’environ 0,20 m. Les dosages des bétons et le dimensionnement des fouilles ont été calés sur l’interférence saisonnière avec la nappe ; les modalités de rabattement par pointes filtrantes plutôt que par pompage direct ont été tranchées en études pour éviter la déstructuration du squelette sableux.
Le second défi porte sur la désimperméabilisation et la gestion des eaux pluviales sur un sol à perméabilité limitée, les essais Porchet ont mesuré des coefficients compris entre 1,1 et 9,7 µm/s, contraints par la proximité de la nappe. La réponse retenue combine des chaussées-réservoirs et des structures-réservoirs sous voiries assurant un stockage tampon avant infiltration ou rejet régulé, un traitement préalable des hydrocarbures par géotextile dégradant, et des matériaux drainants (dalles béton-gazon) sur les places de parking à usage moins fréquent. Les liaisons douces sont prévues en enrobé à liant biosourcé. La désimperméabilisation cible se traduit ainsi directement dans les choix VRD, sans recourir à des ouvrages d’infiltration profonds que la position de la nappe rendrait inopérants.