LOGEMENT COLLECTIF
Rénovation des logements du lycée Emile Combes
2028
REGION NOUVELLE AQUITAINE
1 082 m²
PONS (17)
1 900 000 €
ODETEC / BESSON BOLZE
Voir le siteContexte et enjeux
La Région Nouvelle-Aquitaine, propriétaire du lycée Emile Combes à Pons (Charente-Maritime), engage la rénovation du bâtiment de logements de fonction de son établissement. Les performances thermiques de l’enveloppe et la qualité d’usage des logements ne répondaient plus aux standards attendus pour un bâtiment du patrimoine éducatif régional. L’opération s’inscrit dans la stratégie patrimoniale de la Région appliquée à ses Établissements Publics Locaux d’Enseignement, dont le cadre environnemental est fixé par le Guide construction et rénovation durable des EPLE.
L’enjeu est double. D’une part, amener un bâtiment existant à un niveau de performance énergétique cohérent avec les ambitions régionales (étanchéité à l’air visée Q4 < 1,5 m³/h·m² sous 4 Pa) tout en améliorant nettement le confort estival des logements, sans recours à une climatisation active. D’autre part, conduire les études sur un bâtiment de 1 082 m² occupé pendant la phase de conception et inséré dans un lycée en exploitation. L’enveloppe travaux atteint 1 250 000 € HT pour la tranche ferme, complétée par deux tranches optionnelles portant le total potentiel à 1 900 000 € HT, pour une livraison projetée à l’horizon 2028.
Notre mission
ODETEC intervient en mandataire du groupement de maîtrise d’œuvre TCE, en cotraitance avec l’agence BESSON BOLZE (architecte cotraitant), depuis la phase de diagnostic jusqu’à l’assistance aux opérations de réception. La mission couvre les phases APS, APD, PRO, ACT, EXE1, VISA, DET et AOR sur la tranche ferme, et se prolonge sur le suivi d’exécution des deux tranches optionnelles.
Les pôles techniques mobilisés couvrent notamment la structure, le CVC, la plomberie, l’électricité courants forts et faibles, l’ingénierie thermique et environnementale, l’économie du second œuvre ainsi que la coordination du désamiantage. L’angle structurant de la mission a été d’articuler une ambition environnementale forte (isolation thermique par l’extérieur en ossature bois et bottes de paille, bardage en bardeaux de châtaignier fendus) avec les contraintes lourdes d’un bâti existant en béton à préserver et d’un site occupé qui n’autorisait ni démolition exploratoire ni interruption prolongée d’exploitation.
Les défis techniques relevés
La principale difficulté tenait à concevoir une isolation thermique par l’extérieur compatible à la fois avec l’ambition environnementale du programme et avec la préservation de l’inertie thermique du bâti béton existant. Le système retenu (caissons préfabriqués à ossature bois remplis de demi-bottes de paille, parement extérieur en bardeaux de châtaignier fendus) devait répondre à plusieurs exigences simultanées : ne pas neutraliser le rôle thermique des planchers et voiles béton, maintenir la ventilation naturelle traversante des logements et intégrer des persiennes fixes en bois assurant protection solaire estivale, ventilation nocturne et protection contre l’effraction. Les détails d’interface ont été calibrés pour atteindre la perméabilité à l’air visée Q4 < 1,5 m³/h·m² sous 4 Pa, validée par un protocole de tests d’infiltrométrie en deux temps : enveloppe brute, puis finale après intervention des lots secondaires.
Le second défi portait sur la reprise complète des réseaux fluides (eau, assainissement, électricité, chauffage, ventilation, courants faibles) sans interruption durable de l’exploitation. Pour l’assainissement, le diagnostic a conduit au choix d’une réhabilitation par chemisage par projection de résine, technique qui maintient les conduits existants en fonctionnement pendant les travaux et évite d’ouvrir massivement les gaines techniques. Coordonné au phasage de désamiantage et à la rénovation intérieure des logements et parties communes, ce parti a permis de limiter l’emprise des interventions destructives tout en délivrant le niveau de remise à neuf attendu par la Région.