LYCÉE
Restructuration du bâtiment A du lycée Victor Louis
Etudes réalisées
REGION NOUVELLE AQUITAINE
1 352 m²
TALENCE (33)
6 800 000 €
A-LAB
Contexte et enjeux
Propriétaire du lycée Victor Louis à Talence, la Région Nouvelle-Aquitaine engage en 2023, avec Bordeaux Métropole Aménagement comme mandataire de maîtrise d’ouvrage, la réhabilitation du bâtiment A pour permettre l’accueil provisoire de l’école d’ingénieurs ESTACA, le temps que son campus définitif soit livré. L’opération porte sur la restructuration intérieure des étages du bâtiment, la reprise des charpentes et des planchers, le remplacement de l’ensemble des châssis vitrés, ainsi que la création de salles de cours adaptées à l’enseignement supérieur.
Le projet cumule plusieurs enjeux peu courants pour une opération de lycée. Il s’agit d’abord d’adapter un bâtiment scolaire existant à un usage d’enseignement supérieur, sans figer l’aménagement, puisque les locaux ont vocation à revenir à la Région à l’issue de l’occupation temporaire de l’ESTACA. À cela s’ajoute la nécessité de maintenir l’activité du lycée Victor Louis tout au long du chantier, avec un calendrier calé sur l’arrivée des élèves ingénieurs, et de traiter un bâti ancien comportant des matériaux amiantés et des éléments de structure dégradés.
Notre mission
ODETEC est intervenu en bureau d’études pluridisciplinaire, en cotraitance avec l’agence A-LAB (architecte mandataire), sur la base d’une mission de maîtrise d’œuvre étendue jusqu’à l’EXE. Nos équipes ont mobilisé l’ensemble des compétences attendues sur ce type de restructuration, incluant notamment : structure, CVC, plomberie, électricité courants forts et faibles, VRD, SSI, ingénierie thermique et environnementale, économie du second œuvre et désamiantage.
L’angle de notre mission a été d’arbitrer, à chaque interface technique, entre l’exigence de remise à niveau d’un bâti ancien et l’horizon d’occupation temporaire du bâtiment. Les choix de dimensionnement CVC, d’équipement électrique et de scénarios thermiques ont été calibrés pour répondre aux usages immédiats de l’ESTACA tout en restant compatibles avec le retour ultérieur à un usage de lycée. Le projet a été conduit jusqu’à un stade d’études avancé avant l’arrêt décidé par la maîtrise d’ouvrage.
Les défis techniques relevés
Le premier défi tenait à la reprise du bâti existant. Le bâtiment A combinait des charpentes et planchers fragilisés, des châssis vitrés à remplacer intégralement et la présence de matériaux amiantés. Les études structure ont été conduites à partir d’un diagnostic préalable, avec un travail de descente de charges sur l’ensemble des planchers à reprendre et un dimensionnement des renforts compatibles avec le maintien des trames existantes. La mission de désamiantage, intégrée en amont, a permis de séquencer les repérages, le retrait des matériaux amiantés et la reprise des ouvrages dans un ordre opérationnel pour les entreprises, sans superposition risquée des interventions.
Le second défi portait sur la cohabitation avec un lycée en fonctionnement. L’accueil provisoire de l’ESTACA imposait la libération rapide des salles existantes du rez-de-chaussée du bâtiment A, ce qui a conduit à la mise en place d’une installation de bâtiments modulaires destinée à héberger temporairement les classes déplacées. Les études VRD et fluides ont intégré le raccordement de ces modulaires (eau, électricité, eaux usées, accès), leur phasage avec les travaux sur le bâti, ainsi que la coordination des zones de chantier avec les flux quotidiens des lycéens. Le phasage a été pensé pour que chaque étape du programme (installation des modulaires, désamiantage, travaux structure, second œuvre) puisse s’enchaîner sans rupture de la continuité pédagogique du lycée.