ECOLE DE DANSE
Construction de l’école de danse de Lège-Cap-Ferret
2026
COMMUNE DE LEGE CAP FERRET
530 m²
LEGE-CAP-FERRET (33)
1 920 000 €
LANOIRE&COURRIAN
Voir le siteContexte et enjeux
La commune de Lège-Cap-Ferret poursuit la structuration d’un pôle culturel et éducatif sur le quartier de la Gare en lançant la construction d’une école de danse, sur la parcelle attenante à l’école de musique communale livrée précédemment. Ce nouvel équipement de plain-pied, d’environ 530 m² SP, est destiné à accueillir conjointement l’école municipale et le tissu associatif local autour d’une même programmation chorégraphique, avec un effectif de référence de 84 personnes en exploitation et un classement ERP de 5ᵉ catégorie de type X.
L’opération doit conjuguer plusieurs enjeux. Sur le plan urbain, elle complète la séquence d’entrée du parc public adjacent et reprend une logique architecturale d’ensemble avec le bâtiment voisin existant : structure maçonnée, charpente bois apparente, bardage en bois brûlé. Sur le plan fonctionnel, l’équipement doit offrir trois salles de pratique dont deux mutualisables par une cloison mobile, des vestiaires différenciés élèves et enseignants, et des conditions d’isolement acoustique compatibles avec une cohabitation entre cours simultanés. Enfin, le chantier doit s’inscrire en site contigu à l’école de musique en activité, sans interrompre son fonctionnement quotidien.
Notre mission
En cotraitance de maîtrise d’œuvre avec l’agence Lanoire & Courrian Architectes (mandataire), Odetec a assuré la mission de bureau d’études techniques tous corps d’état sur l’opération, depuis les premières études de conception jusqu’au suivi des travaux. La mission couvrait notamment les lots structure béton et charpente bois, VRD, CVC et plomberie, électricité courants forts et courants faibles, SSI, ainsi que l’économie de la construction sur les lots de second œuvre, du gros œuvre aux finitions intérieures.
L’angle technique de la mission a été doublement orienté. D’une part, la performance acoustique des salles de danse, qui structure le dimensionnement des cloisons, des plafonds et le choix des sols, a guidé la coordination entre les choix architecturaux et les implantations techniques. D’autre part, la cohabitation avec l’équipement voisin a imposé un travail spécifique sur les interfaces VRD, le phasage du chantier et les cheminements d’accès, pour préserver la continuité d’exploitation de l’école de musique pendant toute la durée des travaux. L’opération s’inscrit dans une démarche HQE portée par la maîtrise d’ouvrage.
Les défis techniques relevés
Le premier enjeu technique tient au traitement acoustique des espaces de pratique. L’objectif d’isolement visé entre les deux salles séparées par une cloison fixe a été calé à 55 dB. Le dimensionnement s’est appuyé sur des cloisons non parallèles dans les salles, des plafonds en dalles acoustiques en laine de bois et des plafonds en plâtre microperforé sur les circulations, traduits dans les CCTP des lots de second œuvre.
Le second enjeu porte sur la construction en site contigu sur sol sableux côtier. La charpente bois reposant sur des murs en parpaing avec refend béton a imposé un phasage de levage adapté, avec plaques de répartition au sol pour les engins. La gestion des eaux pluviales a été traitée par un ouvrage de stockage d’environ 35 m³ intégré à l’emprise du projet, en cohérence avec la perméabilité réduite par la nouvelle emprise bâtie.