CENTRE DE FORMATION
Construction de l’IFSI de La Teste-de-Buch
2025
GCS POLE DE SANTE D’ARCACHON
910 m²
LA TESTE-DE-BUCH (33)
2 100 000 €
THOMAS HUS ARCHITECTE
Voir le siteContexte et enjeux
Le Groupement de Coopération Sanitaire (GCS) Pôle de Santé d’Arcachon exploite depuis plusieurs années un bâtiment dédié à la formation d’aides-soignants (IFAS) sur son site de La Teste-de-Buch. Pour compléter et structurer l’offre de formation en soins du territoire girondin, le GCS décide d’y adosser un Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI). Cette construction neuve de 910 m², édifiée en extension directe de l’IFAS, vient constituer un véritable pôle de formation santé où infirmiers, aides-soignants et auxiliaires de vie seront formés sur un même site cohérent, doté d’espaces et d’équipements mutualisés.
L’opération présente un contexte de site occupé particulièrement contraint : le chantier se déroule en contiguïté immédiate du bâtiment IFAS en activité, à quelques mètres de l’unité de dialyse rénale AURAD, de la direction du CH d’Arcachon et d’un IFSI provisoire en fonctionnement. Mis en chantier en 2022 pour une livraison en 2025, le bâtiment est conçu selon la RE2020, en s’appuyant notamment sur le réseau de chaleur bois déjà présent sur le site hospitalier, avec l’objectif d’obtenir un confort thermique sans recourir à la climatisation.
Notre mission
ODETEC est intervenu en co-traitance avec THOMAS HUS ARCHITECTE, mandataire de l’opération, pour assurer la maîtrise d’œuvre technique de cet IFSI implanté sur le site du Centre Hospitalier d’Arcachon. La mission a couvert l’ensemble des phases, du PRO jusqu’à l’AOR, avec notamment la production des CCTP techniques au stade DCE, le VISA des études d’exécution, le suivi hebdomadaire de chantier (DET) et l’assistance aux opérations de réception. Les compétences mobilisées concernaient les installations CVC, la plomberie sanitaire, l’électricité CFO/CFA, les VRD ainsi que la thermique réglementaire RE2020.
L’un des enjeux structurants de l’opération résidait dans l’intégration technique du bâtiment au sein du site hospitalier existant, tout en accompagnant une démarche architecturale et environnementale ambitieuse. Le projet, conçu sur pilotis au-dessus d’une noue d’infiltration afin de préserver les sols et les arbres existants, a nécessité une coordination étroite entre architecture, structure, VRD et lots techniques. Les raccordements à la sous-station biomasse du CH d’Arcachon ainsi qu’aux réseaux enterrés existants ont été conçus dans une logique de simplicité d’exploitation, de sobriété énergétique et de pérennité des installations.
La conception technique s’inscrivait dans une approche bioclimatique globale visant à limiter les besoins énergétiques par la qualité même du bâtiment : protections solaires, ventilation naturelle traversante, forte inertie intérieure et enveloppe biosourcée performante. Les ambitions environnementales du projet ont permis d’aboutir à un bâtiment E4C2 et BEPOS, avec une consommation Cep de 27,9 kWhep/m²/an. Le chauffage est assuré par une chaudière bois raccordée à la production biomasse existante du centre hospitalier, dans une logique de réduction de l’empreinte carbone et de maîtrise durable des consommations énergétiques.
Les défis techniques relevés
Le principal défi énergétique du projet a consisté à garantir un confort thermique estival performant sans recourir à la climatisation, malgré les contraintes climatiques de la zone H2c exposant le site à des températures extérieures de base pouvant atteindre 36°C. Une simulation thermique dynamique (STD) a permis de valider une stratégie fondée sur des dispositifs passifs et sobres : ventilation naturelle nocturne assistée pour favoriser le rafraîchissement des locaux, déstratification de l’air et installation de brasseurs d’air dans les espaces les plus exposés aux apports solaires. Les salles d’enseignement à forte occupation sont équipées d’une ventilation double flux assurant à la fois la qualité de l’air intérieur (conformément aux exigences applicables aux ERP de type R) et la récupération d’énergie sur l’air extrait, tandis que les locaux à occupation plus ponctuelle sont traités en simple flux. La production de chaleur est assurée par une sous-station raccordée au réseau de chaleur bois du Centre Hospitalier d’Arcachon.
Le second enjeu concernait la gestion des interfaces techniques et chantier en site occupé. Chaque raccordement aux réseaux existants (eau froide, réseau de chaleur, assainissement séparatif) a nécessité une coordination fine afin de garantir la continuité de fonctionnement des bâtiments hospitaliers voisins. L’implantation du bâtiment sur une noue de rétention des eaux pluviales a également permis de gérer intégralement les eaux pluviales en extérieur, simplifiant les interfaces techniques avec les VRD et limitant les équipements intégrés au bâtiment.