ECOLE
Construction de l’école maternelle Marie Curie
2027
VILLE DE VAUX SUR SEINE
1 652 m²
VAUX SUR SEINE (78)
4 260 695 €
FEBRER-ROUSSEAU
Voir le siteContexte et enjeux
La commune de Vaux-sur-Seine engage la construction d’une nouvelle école maternelle de 10 classes sur le site de l’ancien couvent St-Nicaise, pour répondre à la croissance démographique de la commune (5 083 habitants en 2021) et mettre fin aux traversées quotidiennes de la RD 190 par les enfants de la maternelle des Groux, aujourd’hui implantée côté nord. Le futur équipement de 1 652 m² de surface plancher s’insère au cœur du pôle scolaire et périscolaire existant (école élémentaire, restaurant scolaire, centre de loisirs), avec la capacité d’accueillir 250 élèves répartis en 10 classes sur deux niveaux, contre 191 aujourd’hui.
Le site présente plusieurs contraintes cumulées. Le terrain de St-Nicaise s’étend entre deux niveaux altimétrique séparés par un dénivelé de 3 mètres : la cour haute (côté RD 190, cote ~24 m NGF) et le jardin bas, dont la quasi-totalité est classée en zone bleue du PPRI Seine, interdisant toute construction sous la cote 23,11 NGF. Le site s’inscrit de surcroît dans le périmètre de protection de La Martinière, immeuble inscrit au titre des Monuments Historiques, ce qui soumet le projet à l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France, avec des prescriptions portant notamment sur l’intégration des énergies renouvelables dès la conception et sur la qualité paysagère d’ensemble. À ces contraintes de site s’ajoute une ambition énergétique affirmée : la commune cible un bâtiment très performant en exploitation, sans recours aux énergies fossiles.
Notre mission
Odetec intervient en co-traitance avec FEBRER & ROUSSEAU (architecte mandataire) en qualité de BET TCE, depuis les études de conception jusqu’au VISA. La mission couvre l’ensemble des lots techniques, incluant notamment la thermique et les fluides, l’électricité courants forts et courants faibles, la sécurité incendie (SSI), les VRD, l’acoustique, ainsi que l’ingénierie en énergies renouvelables et construction respectueuse de l’environnement.
L’axe structurant de la mission est la performance énergétique du bâtiment. Odetec a réalisé la Simulation Thermique Dynamique (STD) dès la phase de conception, établissant les besoins en chauffage à 80 468 kWh/an pour une puissance de pointe de 97 kW. Ces données ont directement servi de base à l’étude de faisabilité géothermique, conduite en coordination avec un bureau spécialisé. Les choix de systèmes CVC ont ainsi été arbitrés en intégrant les caractéristiques thermiques du sous-sol, le contexte réglementaire de la zone GMI orange et les critères d’éligibilité au Fonds Chaleur ADEME, ce qui a permis d’évaluer le retour sur investissement des différents scénarios avant la phase APD.
Les défis techniques relevés
Le site de St-Nicaise concentre plusieurs contraintes géotechniques et réglementaires qui ont conditionné les choix de conception dès les premières phases. La partie basse du terrain est classée en zone bleue du PPRI Seine (construire sous la cote PHEC de 23,11 NGF y est interdit), ce qui réserve le jardin à la cour de récréation (principe « cour oasis ») et oblige à positionner l’ensemble du bâtiment sur le niveau haut. Le dénivelé de 3 mètres entre les deux plateaux a imposé une conception VRD spécifique : raccordements entre niveaux entièrement accessibles PMR, gestion des eaux pluviales adaptée à la topographie et aux capacités d’infiltration d’un sol à dominante alluvionnaire.
L’enjeu énergétique a structuré le travail d’Odetec en profondeur. Partant de la STD (qui établit les besoins annuels de chaleur à 80 468 kWh/an), deux scénarios de production par géothermie sur sondes verticales ont été évalués. Le scénario recommandé prévoit 7 sondes de 200 mètres couplées à une PAC de 52 kW affichant un SCOP de 6,66 en conditions réelles : ce dispositif couvrirait 85 % des besoins thermiques annuels, pour des émissions de CO₂ inférieures de 368 kg/an à une solution PAC air/eau de référence, et un temps de retour sur investissement estimé entre 12 et 15 ans selon l’évolution des prix de l’énergie.