LOGEMENT COLLECTIF
Construction des logements Allées de Caillavet II à Mérignac
2028
GIRONDE HABITAT
2 230 m²
MERIGNAC (33)
4 627 600 €
INSOLITES ARCHITECTURES
Voir le site36
Contexte et enjeux
Gironde Habitat poursuit à Mérignac le développement de l’îlot Caillavet engagé quelques années plus tôt avec une première phase de 207 logements (90 logements locatifs sociaux portés par le bailleur, complétés par 107 logements en accession) réceptionnée en 2023. La phase II porte sur la construction de 36 logements collectifs et d’une salle commune sur 2 230 m². Le programme conjugue trois financements pour assurer une mixité sociale lisible : 15 logements en PLUS, 14 en PLAI et 7 en PLS. Il intègre une dimension inclusive forte avec six T2 destinés à des personnes âgées ou en situation de handicap, conçus en lien avec la salle commune qui accueillera les temps partagés et l’accompagnement associatif. Trois logements sont par ailleurs livrés accessibles et équipés PMR.
Le site concentre des contraintes urbaines et patrimoniales rarement réunies à cette échelle : lisière d’un Espace Boisé Classé, abords d’un monument historique (Chartreuse) impliquant un dialogue ABF, présence d’un séquoia remarquable à conserver, voisinage immédiat d’une école, d’une crèche et d’un ensemble résidentiel récent géré en ASL. À ces contraintes s’ajoute une ambition environnementale assumée : labellisation PROMOTELEC mention « Habitat Respectueux de l’Environnement » niveau argent, ouverte sur une exonération prolongée de TFPB, et recours aux matériaux biosourcés et au réemploi.
Notre mission
ODETEC intervient comme BET TCE en cotraitance avec INSOLITES ARCHITECTURES, mandataire de la maîtrise d’œuvre. La mission couvre les phases ESQ, APS, APD, PRO, ACT, VISA, DET et AOR (soit une mission de base étendue au VISA) sur l’ensemble des lots techniques. Les pôles mobilisés comprennent notamment la structure, le CVC et la plomberie, l’électricité courants forts et faibles, le SSI, la VRD ainsi que l’économie du second œuvre.
L’angle de la mission est structuré par deux exigences imbriquées. D’une part, la labellisation PROMOTELEC argent, suivie en interne par un référent dédié, conditionne les arbitrages techniques à chaque phase et impose une lecture continue de la performance de l’enveloppe, des systèmes et de l’acoustique.
Les défis techniques relevés
Tenir la labellisation PROMOTELEC argent suppose de respecter un seuil acoustique resserré de 3 dB sous la réglementation, alors même que le projet prévoit une production de chaleur par pompe à chaleur installée en toiture-terrasse. Le dimensionnement initial faisait ressortir un niveau de bruit supérieur au seuil requis au regard de la distance disponible à l’acrotère. ODETEC a documenté la contrainte avec la maîtrise d’ouvrage et engagé deux leviers en phase APD-PRO : valoriser la hauteur d’acrotère, supérieure à 1,50 m, comme écran acoustique pour réduire l’impact perçu, et caler le marquage qualité de la PAC sur des exigences cohérentes avec la configuration de la terrasse technique. Cette analyse a été partagée avec la maîtrise d’ouvrage pour stabiliser la solution avant DCE.
Le second défi tient à l’insertion d’une opération neuve dans un site déjà bâti et patrimonialement sensible. Sur le volet VRD, le bassin de rétention existant, d’une capacité de l’ordre de 350 m² implantée sur l’Espace Boisé Classé et affectée jusque-là à un gymnase démoli dans la même opération.